Après 7 mois d’indécision, un gouvernement a enfin été désigné à Prague
Janvier 2007 - Le gouvernement tchèque de centre-droit a obtenu le vote de confiance à l´assemblée nationale avec 100 voix pour et 97 contre. C´est le résultat de 7 mois de négociations longues, agressives et ennuyeuses pour le public tchèque.

Le premier ministre actuel, Jiří Topolánek (photo: ods)
Cent voix pour la droite et 100 voix pour la gauche…C´était le résultat des élections tchèques, il y a 7 mois. La grande majorité revenait à la droite du parti civique démocratique (ODS). Jiří Paroubek, ancien premier ministre et chef du parti socio démocrate, avait on s’en souvient réfuté la victoire de son adversaire et mis en doute, lors d’un discours jugé par beaucoup scandaleux, le résultat des élections. Celles-ci ressemblaient, avait-il dit alors, aux élections communistes et avait dans son délire verbal accusé trois journalistes d’avoir été soudoyés par la droite pour écrire des articles contre son parti. Quelques semaines plus tard Jiří Paroubek, s´était excusé publiquement pour ses propos mais cela n’avait pas ébranlé sa détermination à ne pas trouver d’accord avec les gagnants des élections.
Le chef de l’ODS et le premier ministre actuel Mirek Topolánek a fait alors le maximum pour trouver un support à son gouvernement de centre droit. Avec les chrétiens du KDU et les verts qui sont plutôt à droite ils n´ont pas obtenu, lors du premier vote, la confiance à l´assemblée nationale. En cas d’échec lors du deuxième vote, les socio démocrate risquaient de former un gouvernement avec les communistes en trouvant une voix dans le camp des adversaires.
Le gouvernement actuel qui a pu obtenir la confiance grâce à la défection dans les rangs de la gauche de 3 socio démocrates est pro réformateur et a annoncé que s´il ne réussissait pas à réaliser son programme et les effectuer changements nécessaires après 8 ans de gouvernement et de dépenses effectuées par la gauche, il se disait prêt à démissionner et à risquer de nouvelles élections.
Le développement après des élections a été instructif pour le public tchèque. La gauche a tout fait pour que leurs adversaires politiques ne réussisse à former un gouvernement et de fait ont refusé en bloc, toutes les propositions de Mirek Topolánek. Le plus triste dans cette histoire pour de nombreux tchèques est que Jiří Paroubek, a pour la première fois depuis la révolution de Velours repris les communistes dans les négociations pour le gouvernement et les a ramené dans le jeu démocratique.
Paroubek a malheureusement confirmé son discours avant les élections où il disait qu´il était prêt a gouverner même avec des Martiens s’ils sont prêts à l’aider à réaliser son programme de gauche (basé sur la montée énorme de l´endettement du pays). En République tchèque, beaucoup espérèrent maintenant que Paroubek va partir après ses élections sur Mars et qu´il y amènera aussi les camarades communistes..


