Bouclier antimissile : Après Vaclav Havel, Alexandr Vondra réagit aux commentaires de Nicolas Sarkozy
19 novembre 2008 -« Un peu de respect, monsieur le Président ». C’est en ces termes que le vice premier ministre tchèque en charge des affaires européennes Alexandr Vondra a débuté une tribune publiée dans le quotidien français Le Monde de ce mercredi. Un article bien balancé et qui résume assez bien l’opinion des tchèques en ce moment. Découvrez quelques morceaux choisis.

Alexandr Vondra (photo: Novinky.cz)
« Nicolas Sarkozy a suggéré, le 14 novembre à Nice, lors d'une conférence de presse avec Dmitri Medvedev, de reporter la décision concernant le déploiement du bouclier antimissile en Europe. Selon lui, parler "du bouclier et des missiles n'amène rien à la sécurité en Europe et complique plutôt les choses". C'est oublier l'intérêt stratégique du bouclier pour des pays qui ne disposent pas d'une force de frappe. La politique des Etats européens depuis la seconde guerre mondiale est liée à la coopération transatlantique. Pour que ce lien transatlantique repose sur des bases solides, il faut que le niveau de sécurité des deux partenaires soit le même. »
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« En avril, lors du sommet de Bucarest, les membres de l'OTAN se sont prononcés en faveur du pilier européen de la défense antimissile. C'est pourquoi j'ai été étonné d'apprendre que le président français, en son rôle de président du Conseil de l'Union européenne, a abordé ce thème avec Dmitri Medvedev, le président russe. Vu de Prague, cela a rappelé des périodes où des décisions nous concernant se prenaient à huis clos et en notre absence. » …
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Rappelons que le sujet n'était pas à l'ordre du jour du sommet UE-Russie de Nice. Il n'y avait pas d'accord des Vingt-Sept au nom desquels la présidence pouvait prendre la parole sur ce dossier. Il ne s'agissait pas, de surcroît, d'un cadre propice pour aborder des sujets relevant de la responsabilité non seulement de l'UE, mais aussi de l'OTAN et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
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Enfin, puisque notre objectif est aussi de construire des relations avec la Russie sur des bases de partenariat et de coopération, je suis convaincu que les représentants de la France sauront non seulement nous comprendre, mais aussi nous accompagner.


