Cuba expulse un diplomate tchèque
Prague, avril 2006 - Stanislav Kazecky, le diplomate tchèque en poste à Cuba vient d'être expulsé samedi dernier. Il est de retour forcé à Prague après avoir été accusé par le gouvernement cubain d'espionnage. Les relations internationales se durcissent, la Republique Tchèque réplique et appelle ses voisins européens à se montrer sévères envers Cub

Accusé d'espionnage et d'activités subversives pour le compte des Etats-Unis, le diplomate tchèque aurait pris des photos d'installations militaires cubaines en vue de les transmettre aux Etats-Unis. Stanislav Kazecky, le premier secrétaire de l'ambassade tchèque à la Havane est ainsi devenu un espion nuisible au yeux du pouvoir castriste. Il a du quitter l'île dans les 72 heures puisque les autorités cubaines ont refusé de prolonger son visa. Le ministre cubain des Affaires étrangères a expliqué: "Nous avons décidé de ne pas permettre la présence dans notre pays d'un fonctionnaire qui travaille non pas pour le gouvernement tchèque mais pour celui des Etats-Unis et qui reçoit ses indications des services spéciaux nord-américains".
La réaction de la République Tchèque a été quasi immédiate. Pour le chef de la diplomatie tchèque, Cyril Svoboda, cette expulsion n'est que le reflet de la divergence des politiques tchèque et cubaine. Il explique que "c'est absolument clair, car il s'agit de la politique de principe à long terme de la République tchèque, qui défend le respect des droits de l'homme, les principes promulgués par l'ONU dont Cuba est aussi membre ". Le ministre des Affaires étrangères tchèque a déclaré que "la République tchèque aura recours à des mesures absolument adéquates envers la représentation diplomatique cubaine sur le territoire tchèque". Le gouvernement tchèque a donc lui aussi décidé de priver de visa un diplomate cubain en poste à Prague.
En juin prochain, les 25 membres de l'Union Européenne ont prévu de réétudier les sanctions contre Cuba. La République Tchèque compte bien peser un certain poids dans ces discussions interministérielles. D'autre part, le dégel annoncé il y a plus d'un an par le ministre cubain des Affaires étrangères, pourrait bien ne jamais voir le jour en ces temps de tensions diplomatiques.


