La République tchèque retarde son entrée dans la zone Euro
Mai 2007 -Le gouvernement tchèque de coalition centre-droit mise au 1er janvier 2012 l’entrée du pays dans la zone euro. L’application et la réussite des réformes fait encore planer un doute sur la véritable échéance. La fragilité politique et les déficits publics sont les principales causes de ce retard.

Siège de la Banque Centrale Européenne (photo: amisdeleuro.org)
Avec l’entrée de la République Tchèque au 1er mai 2004 dans l’Union Européenne, son entrée dans la zone Euro devait se faire en 2008. Son adhésion est une clause obligatoire de son arrivée dans l’UE mais c’est au gouvernement de planifier le passage de la couronne à l’euro. Celui-ci avait été déjà repoussé en 2010 et c’est désormais la date du 1er janvier 2012 qui est programmée. Plusieurs facteurs sont à l’origine de ce report. La République tchèque est, avec la Hongrie, l’un des pays les plus en retard par rapport aux autres Etats de l’Est
rentrés dans l’UE en 2004, comme la Slovénie qui a adopté l’euro cette année et la Slovaquie qui prévoit l’évènement en 2009.
Un « plan national d’introduction à l’euro » a été accepté en avril par le 1er ministre tchèque pour remédier aux handicaps économiques. Il prévoit d’importantes réformes économiques au niveau fiscal et des dépenses publiques. L’objectif majeur est de baisser le déficit public qui pourrait atteindre cette année les 4% du PIB (3% étant la critère européen), alors que la croissance économique s’élève en moyenne à 5%. Le niveau de déficit espéré par ce plan est de 2,3% en 2010.
Mais d’autres réformes sont prévues. La loi sur la stabilisation des finances publiques vient d’être adoptée. Et la suite du programme de réformes envisage l'instauration d'un impôt unique sur le revenu de 15 % dès le 1er janvier 2008, la baisse de l'impôt sur les sociétés de 24 à 19 % en 2010, l'harmonisation des taux de TVA à 9 % et, pour freiner l'explosion des dépenses sociales, des restrictions budgétaires dans les domaines de la santé et des retraites, ainsi que des suppressions d'emplois dans le secteur public.Il restera ensuite au gouvernement à séduire la majorité de la population à propos de l’adoption de l’euro.


