Le souvenir de Jan Palach
17 janvier 2008 - Il y a 39 ans, Jan Palach, étudiant tchécoslovaque s’immolait par le feu pour protester contre l’intervention soviétique de 1968 et contre la léthargie croissante de la nation. Le nom de cet étudiant deviendra aussitôt le symbole de la résistance tchécoslovaque à l'oppression.

Le sacrifice de Jan Palach a marqué les esprits dans le monde entier (photo: Paris match)
Il était convaincu qu'un geste expressif saurait arrêter la démoralisation de la société et réveiller la nation. Dans sa lettre, reproduite dans la soirée même du 16 janvier, dans un millier de tracts apparaissant à Prague, Jan Palach expliquait le sens de son acte: protester contre l'agression violente des chars du pacte de Varsovie qui ont mis
fin, en dépit de toutes les normes du droit international, à la tentative tchécoslovaque de créer le socialisme à visage humain.
"Palach s'est sacrifié pour nous réveiller tous..." Au lendemain de son décès, les étudiants ont fait la grève de la faim. Le jour de ses obsèques à Prague, le samedi 25 janvier, une foule immense s’est massée tout le long du parcours du cortège funèbre.
Et entre janvier 1969 et 1989, Jan Palach n’a jamais été oublié. Le 19 janvier, sur la place Venceslas, se sont toujours retrouvés des dissidents et des citoyens courageux venus commémorer l'acte de Jan Palach et son nom a été scandé dans les rues pragoises le 28 octobre 1989, à l'occasion du 71e anniversaire de la naissance de la Tchécoslovaquie, ainsi que le 17 novembre - date du commencement de la "révolution de velours".
Le temps passe, mais le souvenir du sacrifice de Jan Palach ne doit pas quitter nos esprits.


