Les frères Čapek ou l’invention du mot « robot »
27 juillet 2010 - Dans la famille Čapek, je demande les frères : Karel et Josef. Si Karel est l’écrivain de la famille et Josef plutôt l’illustrateur-peintre, les deux sont indisociables. Notamment parce que c’est Josef et non Karel, comme on le dit souvent, qui a inventé le mot « robot ».
En 1920 paraît l’ouvrage Rossum’s Universal Robots, de Karel Čapek, pièce de théâtre d’anticipation qui, bien avant les grands de la science-fiction, met en scène un monde où les robots prennent le dessus sur l’espèce humaine. C’est là qu’apparaît pour la première fois le mot « robot » qui aura la fortune que l’on sait, en littérature et au cinéma.
Karel Čapek est l’auteur de nombreux romans et pièces de théâtre, mais aussi de carnets de voyage, dont nombre de d’entre eux ont été traduits en français. L’année du jardinier par exemple, illustré par son frère Josef, est un charmant almanach plein de poésie, à destination des jardiniers expérimentés ou novices, ou de quiconque a un faible pour les plantes.
Les éditions suisses L’Age d’Homme ont publié pas mal de ses ouvrages, comme Hordubal, Le météore, Récits apocryphes. Mais Karel (et son frère Josef toujours au pinceau) est aussi l’auteur d’ouvrages pour enfants, preuve que la littérature de jeunesse ou même des tout petits n’est pas une littérature de seconde zone. Il a écrit notamment Dachenka ou la vie d’un bébé chien.
A noter encore que sa très belle pièce L’Affaire Makropoulos a été adaptée à l’opéra par le grand Leoš Janáček.
La plupart des ouvrages de Karel Čapek, traduits en français se trouvent à la librairie en bas de l’Institut français de Prague. Certains des tableaux cubistes de son frère Josef sont à voir au Musée de l’art moderne et contemporain (Veletržní palác) à Holešovice.


