Union Européenne : Prague fait entendre ses contestations
Juin 2007 -Alexandr Vondra, vice-Premier ministre tchèque aux Affaires européennes et eurosceptique a fait entendre la semaine dernière son opposition au système de vote européen adopté pour le nouveau traité européen.

Vue du siège du parlement européen, à Strasbourg (photo: interet-general.info)
L’Union Européenne travaille actuellement sur le traité qui remplacera la Constitution refusée par la France et les Pays-Bas. Celle-ci prônait un système de vote à double majorité (une décision est adoptée si elle obtient le soutien de 55% des Etats représentant 65% de la population de l'Union). Pour la République tchèque et la Pologne ce système avantage les gros pays.
Alexandr Vondra a indiqué sa volonté d’avoir un traité qui permet un "traitement égal aux pays, quelle que soit leur taille" . Il réclame une « Union basée sur l'égalité, où les Etats membres jouissent de droits égaux, quelles que soient leur taille et leur ancienneté de membre".
Prague soutient le procédé de vote proposé par la Pologne qui repose sur la racine carrée du nombre d'habitants de chaque pays pour obtenir le nombre de voix affectées à ce pays. Face à cela, la présidence allemande de l’UE a fait savoir qu’elle n’accepterait pas de nouvelles négociations à ce sujet.
Le vice-Premier ministre tchèque a également choqué l’assemblée d’eurodéputés en plaidant pour que le traité permette de rendre aux Etats des compétences transférées à l'UE quand l'Union n'apporte pas les résultats espérés.
La République tchèque fait partie des sept pays ayant reporté la ratification de la Constitution après le double non franco-néerlandais. Elle est considérée comme l'un des pays qui va poser problème pour arriver à un accord au sommet des 21-22 juin au sujet du nouveau traité.


