U rè di ghjoccu di bolle ceccu hè corsu!
Jean Mari a choisit de venir prendre sa retraite en compagnie de son épouse en République tchèque, dans la petite ville de Poděbrady, une station thermale située à 50 kilomètres de la capitale tchèque. Là, il y passe six mois, retournant dès les premiers frimas dans l'île de Beauté.Texte: Petr Fuksa, Elizabeth Salzmann

Jean Mari, le roi de la pétanque en République tchèque
(photo: Petr Fuksa)
Comment avez-vous commencé à jouer à la pétanque en République tchèque? Tout simplement le fruit du hasard. Lors d'une rencontre de foot amateur en 1966 à Berlin, j'ai fait la connaissance d'un jeune tchécoslovaque, sympathique et francophone qui m'a parlé des beautés de son pays. L'année suivante, chauffeur de bus à Paris, je m'apprêtais à prendre, comme d'habitude, mes vacances dans mon île. Projet qui s'est trouvé contrarié; le bateau étant déjà plein. Je me suis donc rendu à l'office du tourisme tchèque, et dans la foulée ai fait ma demande de visa...
Un saut dans l'inconnu que je n'ai pas regretté lorsque j'ai découvert les beautés de Prague. L'année suivante, c'est tout naturellement que je suis revenu ici. Mais nous étions en 1968 juste après le Printemps de Prague.
Après avoir connu une période de liberté relative, les chars russes sont venus écraser cette vague d'indépendance qui secouait le pays. Il fallait absolument éviter Prague en proie aux émeutes et j'ai découvert cette année là un autre visage de ce pays. Ces petites villes à couper le souffle, la campagne et surtout la population calme mais habitée par des idéaux de liberté qui ont été déchiquetés en plein vol.
'ai continué à venir passer de temps en temps des vacances ici ou en Slovaquie. Et puis le temps de la retraite est arrivé. Nous vivions avec ma femme Christiane à Paris et nous nous demandions où aller. Un temps, nous avons même imaginé vivre à Parme, en Italie, auprès de notre fille et nous avions même trouvé une petite maison à louer...(La suite de l'article dans la version imprimée du magazine)

