Comment j'ai rencontré Carmen...
Monsieur Bizet, j'ai une bonne nouvelle. Votre belle, mystérieuse et fougueuse Carmen existe bien! Je l'ai rencontrée à Prague et j'ai passé avec elle, quelques moments sublimes. Laissez-moi vous la présenter. Monsieur Bizet..., voici votre Carmen - Andrea Kalivodová. Texte: Tomáš Morávek

Andréa Kalidovova dans les habits de Carmen
(photo: www.kalidovova.cz)
Il y a trois ans, vous avez dit dans un entretien que vous ne pensiez pas du tout encore à fonez une famille. Avez-vous changé depuis? Oui. J'ai surtout mûri entre-temps. Je sais que pour moi, un enfant changerait ma perception du tout au tout. Soudain, on n'est plus concentré sur sa petite personne, et on se rend compte que des choses qui semblaient très importantes ne le sont en fait pas du tout. Je veux être une bonne maman, une bonne épouse et je sais que ça aussi, c'est une sacrée performance. Et comme je le fais sur
scène, j'aimerais aussi pouvoir le faire bien à la maison. Sauf que la famille, ça n'est pas une question d'entraînement, d'apprentissage, de répétitions. Il faut trouver le bon moment.
Parlonsde vos GRANDS rôles. j'ai lu que vous n'avez même pas eu besoin d'apprendre le Carmen. Que vous êtes Carmen de naissance.
Il a fallu que j'apprenne et ça a été une préparation difficile. J'ai essayé de vivre comme Carmen, de m'endormir et de me réveiller comme Carmen. A la maison, je dois avoir à peu près tout ce qui existe sur le personnage. Des textes, des photos, des CD, des DVD et des cassettes vidéo. Je me rendais bien compte que je ne pouvais pas monter sur scène en tant qu'Andrea Kalivodová, mais que Carmen doit véritablement y être vivante.
C'est le réalisateur Otto Schenk qui m'a dit que j'étais née Carmen. Ca a été une de mes encontres cruciales. A chaque fois que je rencontre des ndésirables, des personnes ennemies qui vous mettent des âtons dans les roues, je me rappelle cette rencontre. (la suite de l'article dans la version imprimée du magazine)


