Vladimír Adam Gdovín - monsieur le Photographe
Pour la suite de ma discussion avec le photographe Vladimír Gdovín, nous nous sommes installés dans un bar à vin sympa de Prague. Texte: Tomáš Morávek

Le musicien Michael Kocab photographié par Gdovin
(photo: Vladimir Gdovin)
C'est clair. Je ne photographie pas beaucoup les mecs, c'est pour ça que j'ai été plutôt surpris quand, à New York, Jean Miotte m'a demandé de le prendre en photo. Il m'a invité chez lui en Provence, et c'était justement la saison des vendanges. J'ai découvert qu'on pouvait boire du vin de temps à autres avec les hommes aussi. Sa maison se trouve sur une colline. A mi chemin de la colline, il y a une maison pour les invités, et sur le côté, cachée, se trouve la petite maisonnette où il peint. Il fait des toiles énormes, terriblement grandes.
Comment ça se passe côté technique? Il n'utilise quand même pas un chevalet?
Non, bien sûr. Il a une sorte d'ascenseur, une sorte de cage d'où part la toile. Jean se met à courir, il peint quelque chose sur la toile, après il appuie sur un bouton et la toile se déplace.
Comment s'est déroulée la séance photi? Tu es arrivé le vendredi, tu as pris les photos le samedi, et tu es reparti le dimanche?
Non heureusement. J'y suis allé avec ma copine et pour nous, c'était un peu comme une excursion. Quand je suis arrivé chez Jean, il était plutôt de mauvaise humeur, pas très accueillant et il ne communiquait avec personne. Nous avons passé quatre jours au bord de la piscine, avec comme ravitaillement, les meilleurs vins et la meilleure nourriture possible. C'est alors que sa femme est revenue et elle a organisé un grand dîner comme pour des hôtes de marque. Un peu du genre: c'est un photographe de New York qui est venu faire un portrait, alors on va mettre les petits plats dans les grands. Comme un véritable événement mondain.... (la suite de l'article dans la version imprimée du magazine)


