Le mystère Věra Bílá
On la compare souvent à Césaria Evora. Tout comme la chanteuse du Cap Vert, Věra Bílá n'a connu le succès que passé la quarantaine grace à une vois et une présence phénoménale. Portrait en noir et blanc d'une chanteuse que tout éloigne et rapproche de la scène. Elizabeth Salzmann

Věra Bílá
(photo: archive)
Věra Bílá n'a connu le succès que passé la quarantaine grace à une voix et une présence phénoménale. Chez Vera, il n'y a pas de demi-mesure ou de douceur de vivre. Si ses chansons envoûtent, son égoïsme et son esprit de contradiction sont legendaires tout comme son poids de 140 kilos, son plaisir a fumer un paquet de cigarette par jour ou à maltraiter son entourage.
Vera est une star que l'on adorerait si elle s'intéressait enfin à son public, prenait plus de plaisir à chanter qu'à vitupérer, honorait ses contrats et contribuait, grâce à son talent, à redorer l'image du peuple rom.
Paris, Seattle, Barcelone... Alors que le monde entier la réclame, la chanteuse tchèque reste dans son propre pays une artiste mineure dont le nom reste ignoré des hitparades ou des classements des meilleurs ventes de disques en Répulique Tchèque. Elle n'en vend guère plus de 10 000 par an. Finalement bien moins qu'en France ou en Angleterre.
Pourtant Vera mérite mieux. Un sang tumultueux coule dans ses veines et cette big mama n'a pas son pareil pour vous faire aimer les mélodies gitanes. Il est vrai que Vera Bila est tombée toute petite dans un bain de musique magique. Dans sa famille on est musicien ou chômeur... (La suite de l'article dans la version imprimée du magazine)

