Allons nous tous devenir végétariens?
La psychose de la maladie de la vache folle s'empare à son tour de la République Tchèque. Josef Holejovsky, directeur de l'inspection vétérinaire au ministère de l'Agriculture à Prague nous aide à faire le point sur l'encéphalite spongiforme bivine en République Tchèque. Texte: Elizabeth Salzmann

Manger ou pas manger la viande?
(photo: Gérard Gratadour)
La maladie de la vache folle fait des ravages en Tchéquie... Surtout dans les boucheries. Ainsi, dans toute la République, même si aucun cas n'a été détecté, la vente au détail a chuté de 40%. En ce début d'année 2001, de nombreux restaurants ont refait leur carte, banissant impitoyablement svickova et steaks tartares, et l'on a même vu des écoles tchèque instituer des menus végétariens dans leur cantines. Finalement, de la vache folle ou de la Tchéquie, l'on est oresque à se demander la quelle est la plus folle!
La connaisssance de la vache folle est assez récente. Les symptômes sont liés à la perte de neurones dans le cerveau et à la formation de "trous" qui donnent au tissu cérébral l'aspect d'une éponge.
La fabrication des farines animales en République tchèque: en 1996, la communauté européenne a imposé des températures de 133 degrés, pendant 20 minutes pour la combustion des cadavres d'animaux et des déchets d'abatoir.
Or jusqu'en 1996, Tchéquie avait des dispositions bien plus draconniennes avant d'adopter ces normes. Concernant, l'importation des farines animales, la République tchèque interdit l'importation de farines pour les ruminants depuis 91. Aujourd'hui, si nous faisons le point sur les exportations de farines animales en provenance d'Angleterre à partir des années 85 et 99, des études suisses ont révélé que sur 15 000 tonnes exportées à l'étranger, la France en acheté plus de la moitié... (La suite de l'article dans la version imprimée du magazine)


