Du mécène Spork au sculpteur Braun,ou l'histoire du château de Kuks
Qui était Frantisek Antonin comte de Spork ? Ses contemporains le décrivent comme un homme à la fois obstiné et lunatique, passionné par les jeux de hasard. Un homme obscur et excentrique pour d’autres. Mais le comte a surtout été un grand mécène. Article : Jana Nekolova

František Antotín comte de Špork
(photo: Archives)
La légende dit que, sur le tombeau de Špork, doit toujours briller une bougie. Si le domestique du comte oublie de la changer à temps, il reçoit une grande gifle et Kubin, un témoin de l’époque de témoigner « Notre Spork est allongé dans son tombeau et son domestique attend à côté de lui jusqu’à ce que son maître se réveille pour aller faire des choses magiques ».
Le comte Špork a fait la connaissance de Matyáš Bernard Braun à Bozen, dans le Tyrol du Sud, en 1704. Dans quelles circonstances exactes, on l’ignore mais il a offert au sculpteur de s’installer à Prague. Celui-ci accepte 1 ans plus tard mais attendra deux ans de plus avant d’entrer au service du comte Špork.
Le fruit de la collaboration entre e sculpteur talentueux et le mécène se trouve dans un domaine aux alentours de Dvůr Králové. Špork qui appréciait particulièrement les environs de Kuks y avait fait construire des bains et une demeure.
Le sculpteur va y faire régner un vent de folie et de créativité. C’est là qu’est née la vaste collection de sculptures Vertus et Vices. Au cœur de la forêt attenante, prennent place une collection de sculptures monumentales pour la plupart taillées dans les rochers. Elles seront connues sous le nom de Betlém. (La suite de l’article dans la version imprimée du magazine)

