Sparta Prague: une histoire marquée au fer rouge
Symbole de réussite sportive en République tchèque, le Sparta est un club de football centenaire dont rêvent tous les Masopust, Panenka et Nedvěd en herbe que compte le pays. Article : Guillaume Narguet

Abanda en action
(photo: archives)
Né en 1893 d'une idée commune à quelques jeunes hommes, l'Athletic Club Sparta est aujourd'hui le club tchèque au palmarès le plus riche et disposant des infrastructures les plus modernes, notamment d'un stade, Letná, qui peut se transformer en véritable chaudron lors des derbys praguois ou des rencontres européennes. L'Olympique de Marseille de la "grande époque" de Bernard Tapie en garde d'ailleurs un souvenir au goût fortement amer. A l'automne 1991, au terme d'un match resté gravé dans les mémoires des amoureux du Sparta, Papin, Waddle, Pelé et Cie y avaient pris une leçon de modestie et d'humilité en se faisant éliminer de la Coupe des clubs champions.
Ses couleurs sont le bleu, symbole de l'Europe, le jaune, aux origines inconnues, et le rouge pour la ville royale, mais le maillot traditionnel est, lui, d'un rouge unique référant au célèbre club londonien des "Canonniers" d'Arsenal.
Au lendemain de la Première guerre mondiale voit le jour l'aînée des équipes légendaires qui marqueront l'histoire du club, le "Sparta de fer" (Železná Sparta) qui, au cours des décennies 20 et 30, conquiert titre sur titre et forme, en 1934, l'ossature de l'équipe nationale de Tchécoslovaquie qui atteint la finale de la Coupe du monde organisée en Italie.
Puis une longue période sans relief s'ensuit et il faut alors attendre les années 60 pour revoir le club tout en haut de l'affiche. C'est une ère dorée qu'aiment, encore aujourd'hui, à se rappeler nombre de nostalgiques.
En 1962, trois de ses pensionnaires prennent part à l'épopée chilienne qui emmène les Tchécoslovaques de nouveau jusqu'en finale de Coupe du monde, où ils ne baissent pavillon que face à un Brésil au destin glorieux déjà en marche.


