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Josef Koudelka: Invasion 1968

Tel est le titre du dernier recueil de photographies de Josef Koudelka (70 ans), membre de l’agence Magnum, qui est sorti récemment aux éditions Torst en République tchèque mais également dans huit autres langues en 20 000 exemplaires. C’est l’ensemble iconographique le plus complet sur l’occupation de la Tchécoslovaquie de 1968 et la résistance de la population contre les troupes soviétiques. Karel Hvížďala, journaliste tchèque réputé a rencontré Josef Koudelka et ont évoqué ensemble les premiers jours de l´invasion russe en 1968. Interview : Karel Hvížďala

D’après tes photographies du 21 août, on peut supposer que tu faisais partie des premiers devant la Radio tchécoslovaque. Comment as-tu appris l’entrée des troupes du Pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie ? 

Le 20 août, je revenais d’un mois passé en Roumanie où j’avais photographié les Roms avec Milena Hübschmannová. C’est le lendemain pendant la nuit que les Russes sont arrivés. A l’époque, je vivais à Žižkov dans la rue Pospíšil, j’avais un atelier à la cave. C’est tout près de là où se trouve aujourd’hui la tour de télévision. Après quelques heures de sommeil, le téléphone a sonné, c’était une bonne amie, Marie Lakatošová qui travaillait comme secrétaire pour le journal Divadlo (Théâtre). Elle m’a dit : « Les Russes sont là. » J’ai cru que c’était une blague et j’ai raccroché. Il a fallu qu’elle me rappelle trois fois et à la fin, elle m’a dit : « Josef, ouvre la fenêtre et écoute. » J’ai écouté et alors j’ai entendu voler des avions à de courts intervalles. J’ai compris que quelque chose se passait.  

Quelle heure était-il?

Il devait être trois, quatre heures du matin. J’avais de la chance : il me restait des films que j’avais ramené de Roumanie. J’ai pris mes deux appareils est-allemands  Exakt et des films, et je suis allé au centre. Intuitivement, j’ai compris que s’il devait se passer quelques chose, ce serait dans la rue Vinohradská, devant la radio, comme en 1945. C’était tout près de mon atelier. A environ un quart d’heure. Je suis arrivé à la radio par la place Georges de Poděbrady. Il faisait encore un peu nuit, les rues étaient vides. En chemin, j’ai croisé quelques voitures avec des drapeaux tchécoslovaques. Ce qui se fêtait à ce moment-là, je ne sais pas, mais il fallait bien quelque chose. Les gens ne pouvaient pas avoir autant de drapeaux à la maison. Devant la radio, il y avait un groupe de policiers, les gens ont commencé à arriver, je crois que j’étais le tout premier photographe.  

Quand as-tu vu le premier soldat russe ?

Le jour commençait à se lever, des véhicules amphibies et des petits camions ont commencé à arriver avec dedant, visiblement des parachutistes. Je sais qu’ils avaient des bérets rouges. Mais dès qu’ils ont vu qu’ils ne pourraient pas rentrer dans la radio à cause des rassemblements de gens, ils sont repartis. C’est après que sont arrivés des véhicules blindés suivis par des tanks. Quand j’ai commencé à prendre des photos, il ne faisait pas encore bien jour et c’est pour cela que les premières photos sont floues.  

Quel a été le comportement des Tchèques face à cette situation ?

Ils empêchaient les véhicules de passer, ils courraient après et menaçaient les occupants. Il n’y a eu aucun coup de feu. Quand les premiers véhicules blindés sont arrivés, les gens leur avaient déjà barré la route et les empêchaient de passer. Ça se voit sur mes premières photos : les gens les repoussent et les empêchent de passer. C’est à ce moment-là qu’ont été construites les barricades. Plus tard, les tanks sont arrivés et ceux-là fonçaient sur les gens. Sur mes photos, on voit aussi que je n’avais sans doute pas très peur, j’avais un étrange sentiment d’assurance, je devais supposer que je m’orientais bien et je n’ai pas du tout fait attention. Je pense que je n’admettais pas que cela puisse être dangereux. J’ai photographié autant que je le pouvais. Mais il aussi vrai qu’au tout début, les soldats étaient paumés, ils ne savaient pas où se trouvaient les officiers, et ils étaient surpris de la réaction des Tchèques, ils ne savaient pas comment se comporter.

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